| Montbéliard : ascenseur pour la mort |
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| Lundi, 11 Juillet 2011 15:24 |
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Vertigineuse (sept étages) et fatale chute pour Véronique Hueber, 44 ans, mère de deux adolescents.
Montbéliard. Vertigineuse (sept étages) et fatale chute pour Véronique Hueber, 44 ans, mère de deux adolescents. Ce 16 avril 2007, il est un peu plus de midi lorsque survient le drame au sein du centre hospitalier de Montbéliard. L’aile B du bâtiment est en réfection. Des travaux de démolition ont eu lieu sur la dalle d’un ascenseur. Le service chirurgie se plaint d’un important dégagement de poussière, peu compatible avec les exigences d’un département où la stérilité des lieux est prépondérante.
Les doléances sont répercutées à qui de droit et la décision est prise de faire intervenir un agent technique de l’hôpital. Ce dernier se munit d’une clé pour accéder à un sas fermé pour éviter tout accident. Il pénètre dans l’espace clos installé autour de la cage d’ascenseur béante mais ne referme pas derrière lui. Il grimpe sur un escabeau et commence à aspirer lorsque son appareil lui échappe et bascule créant un vacarme assourdissant renforcé par la caisse de résonance. Deux employées de l’hôpital sont alertées et sollicitées par l’agent pour récupérer l’aspirateur. Ce que fait la première. La seconde, Véronique Hueber, évoluant dans un sas non éclairé ne voit pas le trou. Elle tombe aussitôt. Sa collègue, effarée, parlera de cette dernière vision de cheveux virevoltant et de cette chute à pic. La mort est instantanée. L’analyse des fautes qui ont concouru au drame Le dossier a donné lieu à une longue instruction conjointement menée par les juges Sandra Furderer et Arnaud Feneyrou. Demain jeudi, l’agent de service mais aussi l’hôpital en tant que personne morale et son représentant légal, le directeur Jean Schmid, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour y répondre d’homicide involontaire. Un dossier lourd envisagé sur une pleine journée d’audience avec l’intervention de plusieurs avocats chevronnés dont Me Moser, du barreau de Mulhouse, pour la partie civile ainsi que ses confrères dijonnais et bisontin Mes Lambert et Braillard pour la défense. L’affaire tournera autour des responsabilités de chacun des protagonistes et des fautes qui ont concouru au drame. Le jour du drame, Jean Schmid assurait que toutes les procédures de sécurité avaient été respectées : « Le technicien qui est intervenu était qualifié. On avait la bonne personne au bon endroit ». La justice dira si son analyse, à la lumière des éléments du dossier, va dans la même direction. Celle, en tout état de cause, d’une descente directe aux enfers dans l’ascenseur pour la mort. Source
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